Information suite au schisme entre la fraternité Saint Pie X et l’Eglise catholique
Chers frères et sœurs,
Le schisme entre la fraternité Saint Pie X et l’Eglise catholique a été constitué par le fait même (ipso facto) d’ordonner des évêques sans aucun mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife. C’est une souffrance pour toute l’Eglise de voir ses enfants la quitter.
L’excommunication (le fait d’être en dehors de la communion de l’Eglise catholique) concerne l’évêque qui a consacré les 4 nouveaux évêques, les 4 nouveaux évêques eux-mêmes et l’évêque qui a assisté celui qui a présidé l’ordination épiscopale. Elle concerne aussi tous les prêtres de la fraternité Saint Pie X et les fidèles qui voudraient se maintenir dans cette fraternité.
C’est pourquoi, il n’est plus possible de permettre la célébration de mariages de la fraternité Saint Pie X dans nos églises, quand bien même une date aurait été retenue. Les mariages célébrés au sein de la fraternité sont considérés comme illicites et invalides. Il en est de même pour le sacrement du pardon.
Si des prêtres ou des fidèles faisaient le choix de revenir dans l’Eglise catholique, ils seraient les bienvenus et seront accueillis avec une attitude d’écoute, une disponibilité cordiale tout en tenant compte du poids humain et spirituel que représenterait pour eux le fait de quitter la fraternité Saint Pie X.
Les modalités de réadmission dans l’Eglise catholique dépendent de la situation et de l’histoire de la personne qui le demande. Il faut s’adresser à l’évêque ou à la chancellerie.
Vous trouverez plus bas, d’une part le décret qui prend acte du schisme et d’autre part une note explicative sur les conséquences de ce schisme.
+ Bruno Feillet
Evêque de Séez
Communiqué de la CEF
Paris, le 3 juillet 2026,
Vivre une communion renouvelée au service de la mission
Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a publié hier un décret confirmant l’excommunication des évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, pour avoir commis « un acte de nature
schismatique » : la consécration épiscopale de quatre prêtres, organisée le 1er juillet 2026 à Écône, en Suisse, « sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife ».
Le décret précise que les prêtres de la Fraternité, ainsi que les fidèles laïcs qui y adhèrent formellement, sont également concernés par cette peine d’excommunication. Le Saint-Siège avertit enfin les fidèles que les sacrements administrés par les prêtres de la Fraternité Saint-PieX sont illicites, et que le sacrement de pénitence et le mariage qu’ils célèbrent sont invalides.
Nous avons accueilli avec tristesse et douleur le choix de la Fraternité Saint-Pie-X, et prenons acte de ses conséquences canoniques.
Cette situation porte gravement atteinte à la communion ecclésiale, pour l’Église universelle et, d’une façon particulière, dans notre pays. En France en effet, où la Fraternité Saint-Pie-X est bien
implantée, cette division traverse aussi le cœur de familles et de fidèles, jeunes et moins jeunes, qui sont attachés, pour des raisons historiques, affectives, personnelles ou familiales, à la Fraternité Saint-Pie X, mais qui cultivent aussi, avec une ferveur et un zèle apostolique réels, un sincère amour de l’Église et un profond désir de participer à sa mission, en communion avec le
Pape et dans la fidélité à la grande Tradition de l’Église et du Magistère.
À ces fidèles qui souffrent aujourd’hui de cette situation, nous voulons manifester notre sollicitude paternelle. Nous espérons que les mesures annoncées par le Saint-Siège les aideront
à comprendre la gravité des décisions prises par les responsables de la Fraternité Saint-Pie-X et nous encourageons ces fidèles à revenir dans la pleine communion avec le Pape, avec les
évêques et avec toute l’Église.
Nous invitons tous les catholiques de France à prier à cette intention, et à déployer la charité nécessaire pour accueillir ceux qui feront le choix courageux de l’unité et de la fidélité au Saint-Père, pour que nous puissions vivre une communion renouvelée, au service de la mission.
+ Cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours et vice- président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Benoît Bertrand, évêque de Pontoise et vice- président de la Conférence des évêques de France