Accompagnateurs Chrétiens qui, le plus souvent en équipe, "accompagnent" le catéchumène durant tout son temps d’initiation jusqu’à ce qu’il reçoive les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie. Voir aussi catéchiste.
Année liturgique L’année liturgique, dont le cœur est la célébration de la Pâque, la Résurrection du Christ, commence le premier dimanche de l’Avent et finit chaque année avec la fête du Christ-Roi (un des derniers dimanches du mois de novembre). L’année liturgique est le déploiement sur une année de la phrase (prononcée lors de chaque messe) : "Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta Résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire."
Du point de vue des lectures, on distingue trois "Années liturgiques" appelées A, B, ou C : les lectures de l’évangile du dimanche sont centrées ainsi sur :
la lecture de l’Evangile de St Matthieu : année A
la lecture de l’Evangile de St Marc : année B
la lecture de l’Evangile de St Luc : année C
Quant à l’Evangile de St Jean, il structure le temps pascal chaque année.
Appel décisif Célébration diocésaine qui a lieu le 1er dimanche de Carême : sur le témoignage de l’équipe d’accompagnement, l’Évêque appelle par leur nom tous les catéchumènes qui seront baptisés dans l’année. Chacun marque son adhésion en signant un registre diocésain destiné à cet effet.
Catéchistes Catéchistes (ou accompagnateurs) Terme utilisé par le Rituel pour désigner globalement ceux qui sont appelés ailleurs les « accompagnateurs » .Le Rituel dit :
Note 51 : "Les catéchistes exercent une fonction importante pour le progrès des catéchumènes et la croissance de la communauté. Ils prendront une part active dans les rites, chaque fois que cela est possible. Ces personnes veilleront à ce que leur enseignement soit conforme à l’esprit de l’Evangile, corresponde aux temps et aux symboles de la liturgie, soit adapté aux catéchumènes et, autant que possible, enrichi des traditions locales.
Catéchuménat [se prononce "katékuména"] Temps de préparation proposé aux chercheurs de Dieu qui désirent entrer dans l’Eglise catholique par le baptême, la confirmation et l’eucharistie. L’entrée en catéchuménat, qui intervient alors que l’on a pu vérifier les intentions du "candidat" et son désir réel de découvrir et d’entrer dans la vie chrétienne, fait déjà du catéchumène un membre de l’Eglise ; il y a sa place, il y reçoit les grâces spécifiques de son état, et poursuit sa préparation aux sacrements de l’initiation, guidé et entouré spécialement par des membres de la communauté chrétienne que l’on appelle « accompagnateurs ». Mais c’est toute la communauté chrétienne qui l’accueille et l’ensemble d’une paroisse qui a des catéchumènes en son sein est concernée par leur présence :
Catéchumène On appelle spécifiquement "catéchumène" celui qui, déjà membre de l’Eglise après la cérémonie de l’Entrée en Eglise, a clairement manifesté son désir de découvrir Dieu, de convertir sa vie, de découvrir la communauté chrétienne, ses prières et sa liturgie jusqu’à ce qu’il soit jugé prêt pour recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, confirmation, eucharistie. Cette préparation se fait tout au long du temps du catéchuménat qui dure au minimum deux ans.
Communauté chrétienne La communauté chrétienne dans laquelle chaque chrétien est appelé à grandir dans la foi est principalement la paroisse. Il est très important de célébrer l’entrée en catéchuménat dans une paroisse qui sera la communauté de rattachement du catéchumène, communauté dans laquelle il retrouvera avec plaisir d’autres chrétiens et en particulier son et ses accompagnateurs qui aideront à son insertion progressive.
Conversion Une conversion de toute la vie est requise de la part du catéchumène qui demande à recevoir les sacrements de l’initiation.
On précise parfois ce que comporte cette "conversion" ou retournement de toute la personne du catéchumène :
Accueillir Dieu comme source de vie et vivre une relation personnelle avec Lui.
Discerner une transformation du rapport à soi-même (son tempérament, son histoire, sa vie actuelle) et aux autres.
Traverser les résistances, les "hauts" et les "bas" avec une foi fortifiée.
Laisser l’Evangile inspirer sa manière de vivre (le rapport aux autres, à soi-même, à la société).
Commencer à parler autour de soi (famille, amis, collègues) de sa foi et de son expérience de conversion et de vie ecclésiale.
Se reconnaître appelé à être pardonné et à pardonner.
Etre informé de l’enseignement et de la réflexion de l’Eglise sur la vie des chrétiens (en particulier questions sociales, matrimoniales...)
Accueillir le baptême, la confirmation, l’eucharistie comme dons de Dieu pour une vie nouvelle à la suite du Christ.
Diocèse : Peuple chrétien confié à un évêque. Par extension, le territoire correspondant. Le diocèse porte le nom de la ville où réside l’évêque et où se trouve la cathédrale.
Entrée en Eglise (ou entrée en catéchuménat) : Après un temps de cheminement et de conversion, cette célébration est la première démarche publique du catéchumène en Église : elle lui permet d’exprimer, devant toute la communauté rassemblée, son désir de poursuivre sa découverte du Christ.
il est marqué du signe de la croix
il reçoit le livre des Évangiles.
Exorcisme Ce mot, qui vient du grec "exorkizô" (faire jurer ou prêter serment, adjurer), provoque quelques répulsions à notre époque à cause de la réalité, souvent mal comprise, qu’il évoque : il est souvent associé, à tort dans notre esprit, à des pratiques magiques pour chasser des "démons" bien indéfinis. Il s’agit en fait de libérer l’homme, par ces gestes d’exorcisme, qui sont signes, des entraves du Mal, qui empêchent sa conversion, son mouvement véritable vers Dieu.
Les exorcismes sont donc destinés à délivrer de l’influence du Mauvais, à ouvrir à la grâce du Christ : les "appelés" "instruits par la Mère Eglise du mystère du Christ libérateur du mal, sont délivrés des suites du péché et de l’influence du diable ; ils sont fortifiés dans leur itinéraire spirituel et ils préparent leur cœur à recevoir les dons du Sauveur" (Rituel n° 150).
Les prières d’exorcisme prévues par le Rituel sont inspirées des évangiles des scrutins.
Grâce On désigne par ce mot l’amour absolument gratuit que, de toute éternité, Dieu donne à l’homme. Cet amour, qui s’est d’abord manifesté dans la création, où Dieu appelait l’homme à partager sa propre vie, première alliance fondamentale qui a été rompue par le péché, s’est manifesté encore à travers diverses alliances proposées à l’homme, dans lesquelles Dieu a toujours l’initiative (cf. les récits de l’Ancien Testament : alliance avec Noé, alliance avec Abraham, alliance avec Moïse...). Dieu, dans son amour infini pour l’homme, veut tout lui donner. Il s’est donné lui-même par l’incarnation, c’est-à-dire par la venue de Jésus le Christ, le Fils de Dieu, dans notre chair ; avec sa mort et sa résurrection, c’est l’alliance définitive qui est scellée, et l’homme est invité à partager l’intimité de Dieu. Cette union est marquée déjà par le baptême, puis renouvelée par les autres sacrements, en particulier par l’Eucharistie : tous ces sacrements offerts à l’homme par grâce (amour gratuit de Dieu), manifestent comme signes visibles cet amour invisible de Dieu pour l’homme. Ils sont annonces de ce que l’on appelle le salut, c’est-à-dire le fait que l’homme est appelé à partager la vie de Dieu (l’éternité) :
Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu, selon le mot célèbre de St Irénée.
Initiation chrétienne On appelle ainsi le processus par lequel une personne devient chrétienne et membre de l’Eglise par la réception des trois sacrements dits "sacrements de l’initiation chrétienne" : le baptême, la confirmation et l’eucharistie. Cette initiation suppose différents seuils de préparation, de formation et de célébrations liturgiques et d’accompagnement. Les adultes qui se préparent aux sacrements de l’initiation s’appellent des catéchumènes . La personne qui reçoit ces sacrements est ainsi introduite plus pleinement dans le chemin vers Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit.
Le terme d"initiation" peut prêter parfois à confusion, il évoque effectivement souvent dans l’esprit de nos contemporains des rites plus ou moins ésotériques. En fait "initier" veut dire en français à la fois "commencer" et "apprendre, acquérir un savoir, une compétence". Il ne s’agit pas d’oublier l’un de ces sens fondamentaux. On n’a bien sûr jamais fini de découvrir Dieu : la vie chrétienne (cf. la mystagogie) est faite pour cela. Il s’agit dans cette perspective de rappeler que l’initiation, plus qu’un résultat un jour acquis est un processus toujours en recommencement ; au plan de Dieu, on n’est jamais suffisamment "initié" ! Par les sacrements de l’initiation (qui sont aussi sacrements "initiaux"), on entre plus pleinement dans ce chemin de découverte de Dieu.
Kérygme Le kérygme ("du grec kérygma, proclamation, message) désigne l’annonce, faite aux incroyants par les premiers chrétiens, du contenu essentiel de leur foi en Jésus-Christ. Ce mot continue à être employé aujourd’hui pour évoquer la proclamation missionnaire de l’essentiel de la foi chrétienne.
Mission La mission d’accompagner un catéchumène est confiée par l’évêque ; elle est souvent simplement signifiée par le Curé responsable de la paroisse d’appartenance de l’accompagnateur, mais elle peut être aussi formulée à travers une lettre de mission.
On parle aussi de mission pour signifier ce à quoi est appelé le néophyte ou nouveau baptisé, fort de son baptême et de la grâce reçue.
Mystagogie La mystagogie, mot en relation avec le terme de "mystère", désigne le temps qui suit l’initiation chrétienne, pendant lequel il est proposé aux nouveaux chrétiens d’entrer plus intimement dans le mystère pascal, avec un cœur renouvelé, par un approfondissement des rites accomplis sur eux au cours de la nuit de Pâques. Cet approfondissement se fait à la fois par une catéchèse et surtout par la pratique régulière de l’Eucharistie, sacrement qui nourrit véritablement la vie chrétienne.
Néophyte Nom donné à une personne qui vient de recevoir le baptême. Ce terme qui vient du grec signifie littéralement "nouvelle plante". Le nouveau baptisé est ainsi comparé à une plante toute neuve qui a besoin d’attention et d’amour pour croître et se développer.
Parrain, marraine Homme et femme à qui, selon une tradition ancienne, est confié un nouveau baptisé afin de le soutenir dans sa vie chrétienne et l’aider à prendre sa place dans la mission de l’Église.
"Selon une très ancienne coutume de l’Eglise, on n’admet pas au baptême un adulte sans parrain, pris dans la communauté chrétienne. Ce parrain aura à aider le catéchumène, au moins dans l’ultime préparation au sacrement, et, après le baptême, il contribuera à sa persévérance dans la foi et dans la vie chrétienne." (Extrait du Rituel de l’Initiation chrétienne des Adultes, 8).
"Au moins dans les derniers rites du catéchuménat et dans la célébration du baptême, le parrain intervient, soit pour attester la foi de l’adulte qui va être baptisé, soit pour professer, en même temps que les parents, la foi de l’Eglise dans laquelle le petit enfant est baptisé." (Rituel, 9).
"Aussi les pasteurs veilleront-ils à ce que le parrain, choisi par le catéchumène adulte ou par la famille de l’enfant, réponde aux conditions suivantes :
Avoir été désigné par le futur baptisé, ou ses parents, ou celui qui tient leur place, ou, à défaut de ceux-ci, par le curé ou le ministre du sacrement ; être apte à remplir cette fonction et avoir l’intention de le faire.
Etre assez mûr pour remplir cette fonction, ce qui est présumé s’il a seize ans accomplis, à moins que l’évêque diocésain n’ait fixé un autre âge, ou que le curé ou le ministre n’estime devoir admettre une exception pour une juste motif.
Avoir reçu lui-même les trois sacrements de l’initiation : baptême, confirmation et eucharistie, et avoir une vie conforme à la foi et à la fonction à assumer.
Ne pas être le père ou la mère du baptisand.
En outre, il faut qu’il y ait soit un parrain ou une marraine seulement, soit à la fois un parrain et une marraine.
Le parrain (ou la marraine) doit appartenir à l’Eglise catholique et ne pas être écarté par le droit de la fonction de parrain.
Rituel Un Rituel de l’initiation chrétienne des adultes, annoncé déjà par un Décret du 6 janvier 1972 et répondant à la demande d’une relance du catéchuménat des adultes par le Concile Vatican II a été publié en langue française en 1997. Il indique tout ce qui concerne les étapes du catéchuménat et les sacrements de l’initiation chrétienne. Les célébrations, les divers rites, les prières sont accompagnés d’un ensemble de notes doctrinales et pastorales qui constituent un ensemble dont la connaissance est indispensable à tout accompagnateur responsable.
Sacrement Pour comprendre ce qu’est un sacrement, on se rappellera que Jésus n’a pas seulement enseigné. Il a agi. Il a guéri. Il a relevé, il a pardonné. Il s’est engagé au service des hommes jusqu’à l’extrême. Il leur a donné sa présence et sa vie.
"Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance" a dit Jésus (Jn 10,10).
Cette puissance de vie, c’est par des gestes très parlants que Jésus la manifestait sans cesse. Ainsi toute la vie des hommes — cœur, corps et esprit — se trouvait transformée par la rencontre de Jésus. Désormais, c’est par l’Église, sa communauté, que Jésus continue dans le monde le travail de guérison, de transformation et de réconciliation des hommes avec Dieu.
Les sacrements sont les gestes et des paroles que Jésus nous a laissés pour signifier sa présence et sa tendresse pour les hommes. Les sacrements sont des dons de Dieu. Ils expriment l’Alliance de Dieu avec son peuple. Ils communiquent l’Esprit pour nous redonner la vie de Dieu, son pardon et sa force. Les sacrements jalonnent la vie des chrétiens de la naissance jusqu’à la mort.
Il y a sept sacrements dans l’Eglise catholique qui sont tous associés à des lieux et des moments de la vie chrétienne où le chrétien reçoit plus spécifiquement l’Amour gratuit de Dieu (en parlant de "l’Amour gratuit de Dieu", nous disons que Dieu aime l’homme indépendamment de ses mérites, bien limités et incertains) : quand on parle de la grâce, c’est de cet Amour gratuit de Dieu que l’on parle.
Les sacrements sont, outre les trois sacrements de l’initiation chrétienne reçus au moment de l’entrée plénière dans la vie chrétienne :
le sacrement de réconciliation ;
le sacrement des malades ;
le sacrement de mariage
le sacrement de l’ordre.
Scrutins Rites brefs qui sont accomplis sur les catéchumènes, à l’approche des fêtes de Pâques où ils recevront les sacrements de l’initiation chrétienne. Déjà appelés (l’Appel décisif a lieu le 1er dimanche de Carême), les catéchumènes, lors des troisième, quatrième, et cinquième dimanches de Carême, dans le cadre de la préparation intense de ce "temps de la purification et de l’illumination" qu’est le dernier Carême de leur catéchuménat, sont invités ainsi solennellement à la conversion, en présence de l’assemblée chrétienne, dans un rite de caractère pénitentiel pour se tourner vers le Seigneur et voir sa lumière. Ils approfondissent ainsi leur désir de salut et la découverte de tout ce qui s’y oppose.