puce Le triomphe du Nom de Jésus

Cette toile se trouvait à l’origine dans l’un des retables secondaires de l’église St Jean de l’Aigle. Par la suite elle fut entreposée dans le grenier du presbytère. Elle est parvenue au musée d’art religieux de Sées en mauvais état. Ce tableau illustre une iconographie originale dont les exemples semblent rares dans les collections publiques. Le peintre s’est inspiré de plusieurs types de représentation.

Ce sigle se retrouve sur le socle des croix, dans les cimetières, dans les églises, sur des linteaux de porte. Quelle est la signification de ce sigle ?
Pour certains c’est le signe de la présence d’un établissement des chevaliers de Saint-Jeande-Jérusalem (IHS = Sancti Johannis Hospitalis ?)
Pour la plupart c’est Iesus Hominum Salvator, « Jésus Sauveur des Hommes », formule répandue après la prédication de Saint-Bernardin de Sienne, vers le milieu du XVe siècle, initiateur de la dévotion « au saint nom de Jésus » et du monogramme I.H.S.
Ce thème serait repris de l’iconographie de l’adoration du St Sacrement par les anges.
Quant à l’assemblée des apôtres et de la Vierge, mains jointes, regardant vers les cieux, c’est à la scène de la Pentecôte que l’artiste a pu se référer.
A travers cette toile le peintre illustre une leçon religieuse, en rappelant aux fidèles que les saints – si largement vénérés – ne sont que les intercesseurs auprès de Dieu, qui seul est
objet d’adoration.

Le jeu des drapés et des couleurs, alternativement chaudes et froides, contribue à la qualité de cette oeuvre.
En raison de son séjour prolongé dans le grenier du presbytère, l’oeuvre était encrassée et déchirée. Ma couche picturale n’adhérait plus à la toile, ce qui avait provoqué des craquelures et des pertes de matière.
Le tableau, après un nettoyage de sa face et de sa contre-face, a été rentoilée, puis une réintégration illusionniste et un nouveau vernis ont permis de lui rendre toute sa lisibilité.
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