LES GENS DU VOYAGE, DES CITOYENS A PART ENTIERE ?
Ils « voyagent », c’est leur tradition : pour leur travail, pour se regrouper, souvent en famille. Ne pouvant stationner longtemps au même endroit, ils essayent de rester autour d’une même ville pour scolariser leurs enfants.
Originaires des pays de l’Est, comme les Manouches et les Gitans, leurs familles sont souvent en France, depuis des générations, et ils sont Français.
Quels droits au regard des lois ?
L’article 28 de la loi dite Besson du 31 mai 1990 impose, aux communes de plus de 5000 habitants, la réservation de terrains aménagés pour le passage et le séjour des gens du voyage. La loi du 5 juillet 2000 prévoit, dans chaque département, un schéma d’implantation des aires permanentes d’accueil. Dans l’Orne, seule, la ville d’Argentan dispose d’un tel terrain. Flers et L’Aigle se préparent à réaliser cet aménagement… Et ailleurs ?
Des Ornais agissent avec les gens du voyage.
Pour faire face aux difficultés rencontrées, des Ornais accompagnent les gens du voyage et se mobilisent avec eux pour faire respecter leurs droits. >BR>Deux associations les regroupent :
l’A.C.A.S.E.V. (Association pour une Citoyenneté Active entre Sédentaires et Voyageurs)
I.N.F.R.E.P. (Institut National de Formation et de Recherche sur l’Education Permanente).
Une foi chrétienne vécue selon leurs coutumes.
Parmi eux, des familles vivent leur foi. L’aumônerie catholique les accompagne, accueille leur demande de catéchèse et de sacrements.
Les pèlerinages sont, pour eux, un lien privilégié de fraternité et de prière.
A l’occasion de la veillée pascale, des rencontres ponctuelles se créent avec des paroisses de l’Orne ; parfois l’invitation à un verre de l’amitié servi après la célébration reste gravée dans les cœurs.
Et si nous changions de regard … sur les gens du voyage ?
Conseil diocésain de la Solidarité Sées B.P . 25 – 61500 SEES