Landisacq, joli village du bocage normand, a d’abord été une paroisse qui appartenait au diocèse de Bayeux avant d’être une municipalité en 1788.
Son église a été construite en granit de Landisacq, ce granit si particulier tacheté de fer, extrait des carrières du Mont Crépin.
Cette pierre a été abandonnée, pour la construction, en 1945 car elle a une tendance à « rouiller ». Certaines rues pavées parisiennes en conservent encore quelques-unes.
L’église actuelle, de forme rectangulaire, aurait eu quelques travaux d’amélioration si on se fie à la date de 1836 gravée dans la pierre.
Elle est dédiée à Saint Etienne, diacre et premier martyr, vivant au 1er siècle. Un tableau le représentant, copie de celui qui se trouve au château de Versailles, est placé au-dessus de l’entrée de la nef.
Ses fenêtres, cintrées de granit, ont été géminées en pierre blanche ce qui donne une lumière douce et propice au recueillement et à la méditation.
En 1908 le maître-autel en chêne sculpté fut érigé et le chemin de Croix aux stations en stuc décoré fut donné par les principales familles de la paroisse.
On peut aussi admirer une très belle statue de Notre-Dame des Victoires qui couronne le maître-autel.
A signaler également quelques pierres tombales dont l’une date de 1596, surmontée d’une fleur de lys, elle appartient à une vieille famille locale.
Le clocher, en bois, de style alsacien, date de 1929. C’est l’abbé Berthout, qui en a fait lui-même les plans. Cela n’a pas plu aux carriers qui l’ont attaqué au tribunal, car ils le voulaient en pierre, mais l’abbé, une forte personnalité, s’est défendu sans avocat et a gagné son procès. Suite à un incendie dû à la foudre, il a été refait à l’identique en 1998. Il est couvert de plus de 3000 ardoises ! La nuit on l’aperçoit de loin car maintenant il est illuminé.
Près de l’église on peut se recueillir devant une petite grotte rappelant celle de Lourdes. Au pied de la Vierge se trouve une pierre en souvenir des carriers.