L’église a été édifiée sous le règne de Louis XIII. Sa date est connue par une pierre gravée en lettres capitales, retrouvée sous l’autel, dont l’inscription un peu usée peut se déchiffrer comme suit : « CESTE PREMIERE PIERRE A ESTE POSEE PAR MESSIRE CLAUDE DE PLUVIE CHEVALIER SEIGNEUR DE MAROLLES, BUBERTRE ET MONPOULAIN L’AN 1634 ».
Surmontée d’un petit clocher d’ardoises, cette église ne manque pas de charme dans sa simplicité, appuyée par quelques contreforts massifs, datant peut-être de l’édifice roman antérieur, et qui mériteraient d’être entièrement dégagés de leur enduit de ciment gris.
Sur chaque côté on peut encore distinguer l’emplacement de petites portes basses en plein cintre. C’était selon la tradition, la « porte des vivants », c’est-à-dire des baptisés (obturée, mais l’arc de pierre subsiste à l’intérieur près de la cuve baptismale de forme octogonale), et la « porte des morts », qui donnait accès au cimetière.
A l’intérieur, la nef voûtée en bois a conservé sa belle poutraison. Mais surtout, le choeur s’orne d’un magnifique retable de pierre, sculpté et décoré avec l’élégance théâtrale de l’époque, et dont le large « fronton interrompu » est surmonté de la statue de l’archange saint Michel.
Dans la Bible, les anges se manifestent aux hommes comme les envoyés de Dieu, pour leur transmettre ses volontés, les guider, les protéger.