Au début du christianisme, les funérailles relevaient non seulement de la famille et des proches, mais de l’ensemble de la communauté chrétienne. Par sa liturgie et par sa diaconie (visite de la famille et entraide matérielle), la communauté était impliquée dans le deuil de tout chrétien. Dans certaines régions, par la suite, des confréries ont accompli ce rôle dans un esprit évangélique.
Aujourd’hui, l’évolution de la vie sociale a défait les liens de cette présence attentive, notamment en milieu urbain.
Il est donc normal et souhaitable que la communauté chrétienne prenne sa place aux divers moments qui marquent le deuil.
Chacune des étapes, à la maison, à l’église, au cimetière,
sont des occasions de dialogue, d’écoute, de confiance. En témoignant de sa prière et de sa compassion, la communauté, à travers quelques personnes, devient à la fois, signe de la miséricorde du Christ et de la foi en la résurrection.
Souvent, il incombe au prêtre seul d’assumer cette tâche qui s’inscrit bien dans sa mission de pasteur. Il n’est nullement question de lui substituer qui que ce soit. Il s’agit d’élargir une responsabilité, de telle sorte que la célébration des funérailles et la présence auprès des familles soient portées conjointement, comme un acte normal de la vie ecclésiale.
Extrait du livret d’orientations diocésaines ‘Pour une pastorale d’accompagnement des familles en deuil’, Sées