L’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) est une association internationale, présente en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie. La fédération internationale de l’ACAT, la FIACAT, a le statut consultatif auprès des NU, du conseil de l’Europe et de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.
(ACAT Alençon - 2010)
Le financement de l’ACAT-France repose sur la générosité de ses adhérents et sympathisants : dons, adhésions, vente de documentation et legs. Tout ceci garantit l’indépendance de l’ACAT.
Proclamant la dignité de l’être humain, la mission de l ’ACAT est :
lde combattre la torture
ld’abolir les exécutions capitales
lde protéger les victimes, ainsi que ceux qui leur viennent en aide
L’ACAT enracine son combat dans sa foi, en référence à l’évangile, et aussi dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme.
Matthieu 25, 40 : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »
L’article 5 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants »
Il y a d’autres citations qui nous inspirent, par exemple l’appel à la solidarité entre Chrétiens dans le premier épitre aux Corinthiens « Un membre souffre-t-il ? Tous les membres souffrent avec lui. » Et dans Hébreux 13, 3 : « Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez en prison avec eux. Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités, comme si vous étiez maltraités de la même manière qu’eux ». Et, bien sûr « Qui est mon prochain ? »
La torture est une réalité barbare. Le site web de l’ACAT www.acatfrance.fr explique brièvement ce que font les bourreaux. L’ACAT refuse cette destruction de l’homme par l’homme en mémoire du Christ qui lui aussi a enduré l’horreur de la torture, ainsi que l’exécution capitale. Nous croyons qu’il y va de la responsabilité des chrétiens de permettre à tout homme de ne pas vivre ce que le Christ a subi. La dimension chrétienne introduit la notion de pardon et l’ACAT prie également pour les bourreaux pour qu’ils retrouvent le chemin de la fraternité.
Une question importante : pourquoi est-ce qu’on torture ? C’est pour faire parler les victimes. Mais il est évident qu’une victime dira tout ce que les bourreaux lui demandent – que ce soit vrai ou faux - pour que les supplices arrêtent. Très souvent, c’est pour faire taire les gens, car beaucoup de victimes sont des défenseurs des Droits de l’Homme qui luttent pour la démocratie et la justice sociale. Ces gens sont une menace pour les dictateurs qui veulent rester en place le plus longtemps possible pour s’enrichir aux dépens de leurs peuples.
Que faisons-nous pour protéger les victimes ?
lNos membres envoient des lettres aux gouvernements, y compris le nôtre. Ils mènent des campagnes de mobilisation de l’opinion publique, ils entretiennent une correspondance avec des prisonniers d’opinion, ou des condamnés à mort. Ils essaient de sensibiliser les autorités religieuses et ils participent à des réseaux de vigilance.
lNous prions pour les victimes, car la prière est au coeur même de l’action.
Est-ce que c’est efficace ?
Selon les études menées au siège de l’ACAT, chaque année, l’ACAT-France participe à la libération de plus de 200 personnes. Pour d’autres, les tortures cessent, la peine de mort n’est pas appliquée, les conditions de détention s’améliorent.
Est-ce dangereux ?
Depuis que l’ACAT a été créé en 1974, personne en France n’a subi des représailles. Vous pouvez envoyer l’Appel du Mois en toute tranquillité.
lPour sensibiliser l’opinion, nous organisons des manifestations (films, conférences) et participons à des forums.
lChaque mois nous distribuons l’ « Appel du Mois ». Ce sont des lettres imprimées, concernant une situation générale, propre à un pays, une région ou une communauté. Chacun peut envoyer l’Appel du Mois, qu’il soit adhérent à l’ACAT ou non, pour faire pression sur le gouvernement du pays afin qu’il y ait une amélioration de la situation des gens en question. Le siège de l’ACAT envoie 40 000 Appels du Mois aux 400 groupes locaux chaque mois. Nous savons qu’à peu près 14 000 sont envoyés aux gouvernements. C’est seulement 35%, mais recevoir 14 000 lettres, cela fait réfléchir et ce moyen de pression porte ses fruits.
lComme tous les adhérents d’ACAT, nous envoyons également des « Appels urgents », qui concernent des cas particuliers de personnes qui risquent d’être torturées ou exécutées. La lettre est écrite par le siège et nous la recevons soit par mail, soit par courrier normal. Nous avons juste à la signer, la mettre dans une enveloppe, coller le timbre et l’envoyer.
Il y a différentes façons d’adhérer : la « Participation » qui coûte 24 euros par an, (2 € par mois). Vous ne recevrez pas la revue mensuelle et vous n’aurez pas de lettres à envoyer (mais on aimerait que vous envoyiez l’Appel du Mois). Si vous adhérez de cette façon, cela va nous aider à avoir plus de membres, car ce qui est important, c’est de savoir que quand notre présidente parle au nom de l’ACAT lors d’une réunion internationale, elle parle au nom d’un grand nombre de personnes. Sa voix a beaucoup plus de poids si elle parle au nom de 15 000 personnes que si elle parle au nom de 9 000 personnes. Vous pouvez aussi, bien sûr, prendre une adhésion « Action », qui coûte – pour la première année (c’est une promo !) - 36 euros (3 euros par mois). Avec cette adhésion, vous recevrez la revue et des modèles de lettres à envoyer. Vous pouvez envoyer juste une lettre par mois ou jusqu’à 4 par mois. A vous de décider si vous avez beaucoup ou peu de temps.
Nous n’arrêterons pas la torture avant que la majorité des gens dans les pays où la torture n’existe pas crie STOP ! Nous ne pourrons changer les attitudes que par une désapprobation massive de cette pratique et ainsi faire honte aux commanditaires de la torture. Nous changerons alors la situation actuelle.
Pratique
Pour plus d’informations, appeler le coordinateur départemental, Claude Louvet, au 09 74 62 32 04 ou la responsable du groupe local d’Alençon, Gill Lambert, au 02 33 32 87 82.